2 septembre 2008

Google Chrome

Google Chrome

Google lance son propre navigateur

Il s'appelle Chrome !

Plusieurs choses me frappent :

- Sa présentation se fait de manière créative et originale au travers d'un BD : une nouvelle forme de tutoriel ?

- on note des différences de statégies entre ubiquity dont je vous ai déjà parlé et chrome
"Ce qui est intéressant c’est la différence d’approche entre ubiquity et google chrome : là ou ubiquity cherche à relier, chrome propose de fragmenter…l’approche d’ubiquity se coule dans la complexité alors que chrome partitionne, clarifie, crée des territoires dédiés …les approches sont différentes et permettront je le souhaite a chacun de trouver l’outil qui correspond le mieux à sa façon de gérer l’information…"


- Google a choisi de développer son outil en mode open source !
"Nous avons une dette envers beaucoup de projets Open Source, et nous nous engageons à continuer à les soutenir. Nous avons utilisé des composants du WebKit d'Apple ainsi que de Mozilla Firefox, parmi d'autres -- et dans cet esprit, nous publions l'intégralité de notre code sous licence libre. Nous espérons collaborer avec la communauté dans son ensemble afin faire évoluer le web."

4 commentaires:

Gaël PLANTIN a dit…

Ta première citation me rappelle, indirectement, l'une de nos discussions passionnées.

Ubiquity correspond davantage à la philosophie du laisser-faire, à l'autonomisation de l'utilisateur dans le cadre de l'exercice de sa liberté.

La description de Chrome, telle que tu la re-transcrits, correspond davantage à une philosophie d'accompagnement, d'encadrement, selon moi plus susceptible de favoriser la réflexion d'un utilisateur sur sa pratique.

En effet, le cadre fixe des limites, pose des jalons auxquels se confronte l'utilisateur. Il peut alors comparer ses propres limites, ses propres normes avec celles qui lui sont imposés.

Ne peut-on considérer que de cette confrontation naît une réflexion susceptible de faciliter l'ancrage des connaissances et des pratiques mises en oeuvre ?

florence Meichel a dit…

En effet, je reconnais bien là la teneur de nos discussions ! :-)

Bonne question !

Il me semble que dans bien des cas, la deuxième approche ne stimule la réflexion que si elle est accompagnée...dans la plupart des contextes, les acteurs se contentent souvent de se conformer aux repérages qu'on leur soumet sans vraiment les questionner !
Cela dit, est-on arrivé au point où plus de gens sont capables de développer un esprit critique vis à vis de leurs pratiques ?
Si ça n'est pas le cas, ça devrait être une des principales mission de l'éducation aujourd'hui !

Gaël PLANTIN a dit…

Je crois qu'il faut distinguer deux optiques complémentaires :
* l'acquisition d'une méthodologie : certes l'expérience des uns ne sert pas aux autres. Cependant, il faut bien reconnaître la nécessité de commencer par quelque chose, donc de se frotter à l'existant. L'accompagnement est bien içi, comme tu le suggères, une nécessité.
* la création d'un contexte/dispositif qui favorise la réflexion sur les méthodes proposées.

L'autonomisation viserait finalement l'appropriation par :
* apprentissage de l'existant ;
* confrontation avec la pratique dans le cadre d'une analyse critique ;
* adaptation à soi-même.

florence Meichel a dit…

A lire ce billet pour aborder les choses sous l'angle de la formation expérientielle !

http://florencemeichel.blogspot.com/2008/09/apprentissage-exprientiel.html